Au Moyen Age, Biarritz, qui s'écrit alors Beariz, est un petit port dont les pêcheurs sont renommés pour leur habileté à harponner les baleines. L'huile de l'animal est alors très recherchée pour éclairer les maisons. On utilise aussi les os et les côtes pour fabriquer des clôtures, la peau, découpée en lanières, pour confectionner des sièges et des casques. Bien sûr, on mange aussi la chair, en particulier la langue, mets de choix pour visiteurs de marque.
Le site du village est particulièrement bien adapté à la pêche à la baleine. L'anse où se trouve aujourd'hui le Port Vieux est à l'abri de la houle du large. Une passe garantit l'accès des embarcations à la baie. La plage en pente douce permet d'échouer les cétacés à marée haute, puis d'attendre la marée basse pour les dépecer. Les villageois travaillent d'ailleurs sur la plage, où ils ont installé des fours pour fondre le lard, des cheminées pour cuire et fumer la viande, des amphores pour conserver l'huile.
Les baleines font vivre les pêcheurs jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Puis elles s'éloignent de plus en plus vers le large et les pêcheurs devront aller jusqu'à Terre Neuve pour les trouver.
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